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Cinema


Mercredi 1 avril 2020 – Carnations and vengeance under the southern sun

C’est l’histoire du petit village de La Bastide, perdu dans les collines du sud de la France. C’est l’histoire d’un crime et de la vengeance qui en découle. Autour de ça, des fleurs, du pastis, et un chantant accent du sud.

It’s the story of the small village of La Bastide, lost in the hills of southern France. It’s the story of a crime, and of the vengeance that follows. Around that, flowers, pastis and a lovely southern accent.

The Water of the Hills (L’eau des Collines) is the name for two novels by Marcel Pagnol, Jean de Florette and Manon des Sources, both originally published in 1963 and first published in English in 1966. Claude Berri will direct the adaptation of these two movies released in 1986. Acting in these adaptations are, among others, Gérard Depardieu, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil and Yves Montand.

L’eau des Collines est le nom de deux romans écrits par Marcel Pagnol, Jean de Florette et Manon des Sources, publiés en 1963. Claude Berri réalisera l’adaptation de ces deux livres en 1986. Les acteurs choisis sont, entre autre, Gérard Depardieu, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et Yves Montand.



©Gérard Depardieu is/est Jean de Florette.

Marcel Pagnol was born in Aubagne, near Marseille, not far from where he sets most of his novels. A sheer product of the south, Pagnol integrates many southern expressions and words in his novels, including some provençal dialect from time to time. The two main protagonist of The Water of the Hills are called César and Ugolin Soubeyran, and as a Soubeyran myself, with a grand-father born in Générac, near Nîmes, I have always been using Pagnol’s words, learning only later while using them in other parts of France, that they were special.

Marcel Pagnol est né à Aubagne, près de Marseille, non loin des lieux où se déroulent la plupart de ses romans. Un pur produit du sud, Pagnol intègre un nombre important d’expressions et mots du sud à ses écrits, en incluant parfois du provençal. Les deux personnages principaux de L’eau des Collines sont César et Ugolin Soubeyran. Etant moi-même une Soubeyran, avec un grand-père né à Générac, près de Nîmes, j’ai été élevée en utilisant ces mots et expressions et n’ai appris que bien plus tard en me mêlant au reste de la France, qu’ils n’étaient pas d’usage commun.

With The Water of the Hills, you will learn that “couillon” and “fada” are affectionate insults, that “peuchère” is just a comma, and you will understand the meaning of parpeléger. You will also want to drink pastis every day and for everything to smell like lavender.

Avec L’eau des Collines, vous comprenez que “couillon” et “fada” sont des mots affectueux, que “peuchère” n’est qu’une virgule, et vous saurez ce que parpeléger veut dire. Vous aurez aussi envie de boire du pastis chaque après-midi, et de donner à toute chose l’odeur de la lavande.



©Emmanuelle Béart plays Manon, Jean de Florette’s daughter.
©Emmanuelle Béart interprète Manon, la fille de Jean de Florette.

When they discover they can gain a lot of money from it, César Soubeyran, patriarch (papet/papi) of the village, and his nephew, the “couillon” (“stupid” affectionate) Ugolin wish to cultivate carnations despite the drying southern sun.

To do so, they need a land with a source, as carnations need a lot of water, and the newly free estate of the “Romarin” (Rosemary) appears as the perfect location. When they discover that the heir of its previous owner decides to cultivate the land instead of selling it, they seal the source. Is a land worth a crime? This is the question that is asked in Jean de Florette. In Manon of the Springs, drama intensifies, vengeance is on the menu and until the very last minute you will be kept on tenterhooks.

Quand ils découvrent que les œillets, ca rapporte, César Soubeyran, le papet du village, et son “couillon” de neveu Ugolin veulent en commencer la culture malgré le soleil cuisant du sud.

Pour cela, ils ont besoin d’une source sur leur terrain, car les œillets consomment beaucoup d’eau. Les Romarins, dont le propriétaire Pique-Bouffigue vient tout juste de mourir, apparaît comme le terrain idéal. Cependant, quand ils découvrent que l’héritier de Pique-Bouffigue désire lui aussi cultiver cette terre, ils décident de boucher la précieuse source. Un simple terrain mérite-t-il de commettre un crime? C’est la question que pose Jean de Florette. Dans Manon des Sources, le drame s’intensifie et la vengeance l’accompagne. Jusqu’aux dernières minutes, Pagnol et Claude Berri nous tiennent en haleine.

©Article par Mathilde Soubeyran


Mercredi 1 avril 2020 – Ciné Wednesdays, votre film français de la semaine


©Image The Hollywood Reporter – Maestro, Pio Marmai and Michael Lonsdale

Cette semaine, pour notre programme de cinéma à l’Institut français d’Ecosse, le film Maestro de Léa Fazer était à l’affiche. Ce film est inspiré de la vie du coréalisateur de Maestro, Jocelyn Quivrin, et plus particulièrement de sa rencontre avec le réalisateur Eric Rohmer lors de son dernier film, Les amours d’Astrée et Céladon en 2006.

Cette comédie dramatique retrace donc l’histoire d’un jeune acteur novice, Henry, qui parvient enfin à sécuriser un rôle auprès d’un géant du cinéma, Cédric Rovere, et finit par se lier d’amitié avec ce réalisateur. Rovere intrigué par la personnalité d’Henry, vit ce tournage comme un cadeau inespéré.

Vous trouverez la bande annonce ici

This week for our regular weekly cinema programme, we offer you Maestro, a comedy-drama film directed by Léa Frazer. This movie is inspired by co-writer Jocelyn Quivrin’s personal life and more particularly by his encounter with late film director Eric Rohmer on the set of Romance of Astree and Celadon in 2006.

The movie retraces the story of a young novice actor, Henry, who eventually manages to secure a role with the cinema giant Cédric Rovere. Rovere intrigued by Henri’s personality lives this shoot as an unexpected gift. The two, despite the odds, will eventually form a strong friendship.

You can find a full film review in English about the movie by The Hollywood Reporter here.

You can also access the trailer with English subtitles here.


Dimanche 29 mars 2020 - La Haine (1995) “Jusqu’ici tout va bien... Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterissage”


©La Haine - IMDb

La Haine est un film français écrit et réalisé par Mathieu Kassovitz en 1995, couronné du prix de la mise en scène au festival de Cannes. Il raconte l’histoire d’Abdel, grièvement blessé suite à une bavure policière, et qui plonge dans le coma. S’en suivent des émeutes dans la cité des muguets (en Ile-de-France) et l’histoire se déroule le lendemain, dans un espace-temps restreint (du matin à l’aube). Le film suit les trois amis Vinz, Hubert et Said, partagés entre un désir de vengeance de leur ami Abdel et la volonté d’éviter l’affrontement physique avec la police.

L’histoire est inspirée de l’affaire Makomé M’Bowolé, tué à bout portant d’une balle dans la tête par un inspecteur de police, le 6 avril 1993. Cela donna lieu à trois jours d’émeutes dans la capitale (Paris) ainsi qu’à une affaire judiciaire condamnant, plus tard, l’inspecteur à 8 ans de prison pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner.

Pour moi, ce film, outre la fracture sociale et les bavures policières qui sont mises en lumière, permet une réflexion plus profonde sur la banlieue. Après la Seconde Guerre mondiale, la croissance démographique et économique entraîne un besoin substantiel de logements, accentué par l’arrivée de nouveaux immigrants. L’Etat favorise donc la construction de logements à loyers modérés en périphérie des grandes villes (HLM). L’architecture de ces barres d’immeubles rectiligne et morose fait fuir les classes moyennes petit à petit, provoquant un regroupement des plus défavorisées au sein de la cité, souvent une population issue de l’immigration. La cité, symbole de la fracture sociale et de la pauvreté devient un milieu propice à la violence et aux trafics de substances illicites. Les années 1970 sont alors marquées par des tensions au sein de la population logée dans ces banlieues ainsi qu’avec les autorités de police, accentuées par une politique répressive mise en place pour répondre à ces problèmes.

Le film est donc l’histoire d’une haine vis-à-vis du système en place à l’époque. Cependant, tout n’est pas sombre puisque certains personnages du film, que ce soit du côté des autorités policières ou de celui des jeunes en cause, tentent de provoquer un changement et d’ouvrir un dialogue offrant une lueur d’espoir dans la complexité de ce système. Cette lueur d’espoir s’est depuis concrétisée, et la cité est méconnaissable 20 ans plus tard (voir l’article du Parisien du 31 mai 2015). Tout cela pour vous dire que c’est un film culte, qui traite des problématiques de société profondes, tout en conservant une part d’humour et d’espoir grâce à des acteurs qui jouent leur rôles avec brio !


©La Haine - IMDb

"So far so good ...but what’s important isn’t how you fall, it’s how you land"

La Haine is a French movie written and directed by Mathieu Kassovitz in 1995 that received the category prize for Best Staging Award at Cannes Film Festival. It narrates the story of Abdel who gets seriously injured after police blunders and eventually plunges into a coma. Riots ensued in the Cite des Muguets (Ile-de-France) and the story of the film takes place the day after, in a time-restricted limit (from morning to dawn). The film follows three friends Vinz, Hubert, and Said, divided between the desire to revenge their friend Abdel and the desire to avoid physical confrontation with the police.

The story is inspired by Makomé M’Bowolé’s life, who was killed by a police inspector with a bullet to the head during an intimidation strategy, on April 6, 1993. This event led to three days of riots in the capital (Paris) and, later, with the opening of a court case that eventually condemned the inspector to eight years in prison for wilful violence resulting in manslaughter.

For me, this movie, in addition to highlighting social divisions and police blunders, allows for deeper reflections on the suburbs. After the Second World War, demographic and economic growth led to a substantial need for housing, accentuated by the arrival of new immigrants. The State (France) therefore favoured the construction of low-cost housing on the outskirts of large cities (HLM). The architecture of these buildings being quite rectilinear and gloomy got the middle classes to gradually flee, leaving the most disadvantaged groups gathered within these suburbs, often a population of immigrant origins. The city, symbol of social division and poverty, became an environment conducive to violence and drug trafficking. The 1970s were marked by tensions within the suburbs between the people residing there but also with the police authorities, and all accentuated by a repressive policy put in place in response to these problems.

The film tells the story of hatred for the system in place at the time. However, not everything is fully dark since certain characters, whether on the side of the police authorities or among the young people involved, are trying to bring changes and open dialogues, offering a ray of hope in the complexity of this system. This glimmer of hope has since materialised and the suburb is unrecognisable 20 years later (see the article in Le Parisien on May 31, 2015). All this to tell you that this is a must-watch movie which deals with deep issues in societies while retaining a share of humour and hopes substantially due to the amazing performances of the actors!


©Article par Hanna M’Kadmi


Mercredi 25 mars 2020 – L’essence de l’humour français capturée par trois films emblématiques. The essence of French humour captured in three emblematic movies.

L’humour français se base sur la langue française: jeux de mots, contrepèteries, sous-entendus. C’est pourquoi au mieux on maîtrise le français, au mieux on peut saisir les subtilités de cet humour, qui est aussi très taquin, ce qui a contribué à notre réputation de peuple impoli.

French humour relies heavily upon the French language, play on words and other spoonerisms: the better one speaks French, the better they understand the humour of its people. French humour is also greatly about teasing, which might contribute to our reputation of rudeness.

Le journaliste britannique Sisley Huddlestone (1883 - 1952) décrivait ainsi l’humour français “French wit differs in its essence from Anglo-Saxon humour. It is more dependent on verbal felicity. It ranges from a mere happy accident of similar sound-the pun-to a shrewd criticism of society-the epigram. Always is it dependent on brilliance of language, on concise and sharp-pointed phrases. It thrusts like a rapier, and it is generally cruel. It wounds and mocks : it laughs at its object." (Paris salons, cafés, studios, 1928)

British journalist Sisley Huddlestone (1883 - 1952) said: “French wit differs in its essence from Anglo-Saxon humour. It is more dependent on verbal felicity. It ranges from a mere happy accident of similar sound-the pun-to a shrewd criticism of society-the epigram. Always is it dependent on brilliance of language, on concise and sharp-pointed phrases. It thrusts like a rapier, and it is generally cruel. It wounds and mocks : it laughs at its object." (Paris salons, cafés, studios, 1928)

J’ai sélectionné pour vous trois comédies relativement récentes que je pense être les plus représentatives de l’humour français.

Here are three of my favourite relatively recent comedies which I believe represent best this humour.




La première est “La cité de la peur” (Alain Berbérian, 1994). Pendant le Festival de Cannes, un film d’horreur de piètre qualité attire l’attention - au grand plaisir de son attaché de presse Odile Deray - lorsque tous ses projectionnistes sont assassinés par un serial killer. La page Wikipédia anglaise du film indique que le film fait un usage intensif de jeux de mots et calembours, rendant le film presque inaccessible aux publics non francophones.

Citation la plus emblématique: “- Vous voulez un whisky ? - Non, juste un doigt. - Vous voulez pas un whisky d’abord ?”

The first one is “La cité de la peur” (Alain Berbérian, 1994). The action is set during the Festival de Cannes: a slasher movie draws attention to itself to the great pleasure of its publicist, Odile Deray, when all projectionists operating the film are murdered by a serial killer. The English Wikipedia page of La Cité de la peur (The city of fear) indicates that the film “relies heavily on puns and word play, which makes it somewhat inaccessible for non-French speakers.”

Most emblematic quote: “- Vous voulez un whisky ? - Non, juste un doigt. - Vous voulez pas un whisky d’abord ?”


Trailer (no French subtitles)




Le deuxième film est “Astérix et Obélix: mission Cléopâtre” (Alain Chabat, 2002). Cléopâtre, exaspérée par les médisances de César, lui propose un marché: si les Égyptiens parviennent à construire un palais plus grand que le Caesar Palace de Rome en trois mois, César devra reconnaître la supériorité de la nation égyptienne. Mais pour l’architecte Numérobis, trois mois, c’est très, voire trop court. Seul un droïd, pardon, un druide et ses complices gaulois pourraient l’aider.

Citation de drague: “Le mec… Il s’appelle On! Il a un phare. Donc c’est le phare-à-On ! Le pharaon!”

The second one is “Astérix et Obélix: mission Cléôpatre” (Alain Chabat, 2002). As Cleopatra is infuriated by Caesar’s belittlement, they make a deal: if in three months, the Egyptians build a palace at Alexandria larger than the “Caesar Palace” in Rome, he must acknowledge that Egypt is the greatest of nations. Three months is indeed a very short time, and only a droid, sorry, druid, and his proud Gaulois accomplices can help architect Numerobis.

Punny quote: “Le mec… Il s’appelle On! Il a un phare. Donc c’est le phare-à-On ! Le pharaon!”


Trailer




Le troisième est en réalité deux films, bientôt trois, la série des OSS 117. “Le C aire: nid d’espion” (2006) et “Rio ne répond plus” (2008) réalisés par Michel Hazanavicius. Ces films sont des parodies de films d’espionnages: OSS 117 est un français fier et un espion travaillant pour le Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage de 1944 à 1982. Il est plutôt benêt et rétrograde sur les questions de race, religion et de genre, mais échoue très rarement dans ses missions. Ces films se servent largement de la langue française et sont les plus “méchants” des trois films.

Citation choisie: “-Mais le général de Gaulle n’a-t-il pas dit que toute la France avait été résistante ? -En effet il l’a dit. Il l’a dit. Eh oui.”

The third is actually two films, soon-to-be three, the OSS 117 series “Cairo: Nest of Spies” (2006) and “Lost in Rio” (2008) both directed by Michel Hazanavicius. These movies are parodies of the spy genre: OSS 117 is a proud French spy working for the French intelligence agency from 1944 to 1982. He is also rather idiotic with narrow-minded views on race, religion, and gender roles, but rarely fails his missions. This movie also heavily relies on the French language and is also the “meanest” and the most “French” of the three films.

Chosen quote: -Mais le général de Gaulle n’a-t-il pas dit que toute la France avait été résistante ? -En effet il l’a dit. Il l’a dit. Eh oui.”


Trailer Cairo: Nest of Spies and Lost in Rio

©Article écrit par Mathilde Soubeyran. Images IMDb.


Mercredi 25 mars 2020 – Un film français par semaine au moins ! One French film per week at least!

Saviez-vous que l’Institut français d’Ecosse propose tous les mercredis des séances de cinéma de film français (sous-titré en anglais) gratuites pour les membres et élèves de l’Institut. Cette semaine le film programmé était Blanche comme Neige d’Anne Fontaine avec Lou de Laâge et Isabelle Huppert.

Did you know that the French Institute in Scotland screens every Wednesday a French film (with English subtitles). Entrance is free for the Institute’s members and students. This week, we were supposed to screen Pure as Snow directed by Anne Fontaine and starring Lou de Laâge and Isabelle Huppert.

©Image IMDb

Ce film est une adaptation moderne du conte de fées allemand Blanche-Neige écrit par les frères Grimm au XIX siècle. Claire, une jeune femme séduisante, travaille à l’hôtel de son père qui est maintenant géré par sa belle-mère Maud. L’amant de Maud tombant au fur et à mesure amoureux de Claire, elle décide de se débarrasser de sa belle-fille qui trouve refuge dans une ferme. C’est là où Claire va rencontrer sept ‘princes’ et libérer ses pulsions.

Bande annonce
Bon film à tous et à la semaine prochaine !

This movie is a modern adaptation of the German fairy tale Snow-White written by the Grimm brothers in the nineteenth century. Claire, a beautiful young woman works at her late father’s hotel that is now managed by her evil stepmother Maud. Claire unwittingly sparks uncontrollable jealousy in Maud, whose young lover has fallen in love with Claire. Maud decides to get rid of Claire who finds shelter in a farm where she’s allowed to break free from her strict upbringing through encounters with seven "princes."

Find the trailer here with English subtitles.
Enjoy the film and see you next week!



©Festival Scope

Au fait, voilà une autre super astuce cinéma pour vous. Le Festival Scope offre des films et documentaires gratuits disponibles en ligne directement sur leur site internet jusqu’au 5 avril 2020 ! Ne ratez pas cette opportunité.

By the way, here’s another great tip should you want to discover new films and documentaries. The Festival Scope is offering free online screenings until the 5th of April 2020! Don’t miss out on such a great offer.

©Article écrit par Solange Daufès.

Institut Français Écosse 2020